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L’actualité
des “Barons de la Bourse”

mars 2010

Warren Buffet s’est métamorphosé en rock-star

Dans un clip vidéo conçu par les employés de la société Geico et diffusé sur Youtube, les fins connaisseurs parviendront peut-être à distinguer le milliardaire de 79 ans sous le travestissement de chanteur. Pour la seconde année consécutive, Warren Buffett s’est probablement fait plaisir en acceptant de promouvoir les activités d’assurance de cette filiale de Berkshire Hathaway.
Un bout de bras, un visage flouté, un profil en contre-jour… Au début, durant quelques rares secondes, on ne voit d’abord apparaître qu’un personnage un peu anachronique évoluant sur une scène. Entre deux séquences montrant des employés modèles poussant la chansonnette et la marionnette de Gecko, la grenouille emblématique de l’entreprise, chatouillant les cordes de sa guitare dans d’improbables solos acrobatiques, on parvient à peine à voir l’ombre furtive à lunettes. Et puis, au milieu du clip, on le reconnaît. C’est bien lui. Le célèbre Warren Buffett. Couronné récemment troisième homme le plus riche de la planète par le magazine Forbes, juste derrière son copain Bill. Bill Gates, pas Bill Haley.
Bandana mauve rivé sur le crâne, longue perruque rousse, tatouage sur l’avant-bras, blouson de cuir et même seyant kilt Ecossais, « l’oracle d’Omaha », tel qu’il est surnommé par les médias, se dodeline avec nonchalance sur l’air de « la balade du lézard ». L’année dernière déjà, l’homme d’affaires était apparu sous les traits d’un DJ en pleine action, faisant virevolter ses mains sur la galette en vinyle d’un rap endiablé. C’était aussi pour Geico, filiale d’assurance de Berkshire Hathaway. On attend avec impatience le clip de l’année prochaine.

juin 2009

Rachat de Yahoo par Steve Ballmer : la partie n’est pas finie

« Oui », « non », « peut-être »… en cette période d’intense compétition tennistique, les nombreuses déclarations discordantes faites ici ou là par Carole Bartz sur l’hypothétique rachat de Yahoo par Microsoft ne sont pas sans rappeler les échanges animés d’un match de tennis. Un challenge que Steve Ballmer aimerait bien remporter.
Postée en fond de cours, Carole Bartz paraît prendre un malin plaisir à balader son adversaire de droite à gauche ; déclarant mercredi dernier que son entreprise pourrait vendre son activité de recherche à Microsoft contre « une forte somme d’argent ». Et expliquant le lendemain qu’il fallait « oublier tous ces trucs avec Microsoft » et que cela « n’était pas très important ». Depuis son arrivée à la tête du moteur de recherche en janvier dernier, elle n’a cessé de faire planer le doute sur ses intentions réelles. Steve Ballmer quant à lui tente vainement de rattraper les passings de cette virtuose du contre-pied ; au filet depuis de nombreux mois, il attend son heure pour gagner le match et récupérer les 20% de parts de marché qui l’aideraient à grignoter celles de Google. Dans cette perspective, il n’hésite pas à faire les yeux doux au milliardaire Carl Icahn, actionnaire important de Yahoo, membre de son conseil d’administration et arbitre plutôt conciliant à l’égard de Microsoft.

C’est lui qui avait favorisé le départ de Jerry Yang, farouchement opposé à la cession, et s’était enthousiasmé à l’arrivée sur le terrain de Carole Bartz, bien moins inflexible sur le sujet. Mieux, pour la première fois dans l’histoire de la firme de Redmond, Steve Ballmer a annoncé il y a quelques semaines le lancement d’un emprunt obligataire pour un montant total de 3,75 milliards de dollars. Certains spécialistes n’hésitent pas à lier cette importante levée de fonds aux velléités de rachat de Yahoo. Pour l’instant, le patron de Microsoft n’a pas encore trouvé le moyen de lober Carole Bartz. Mais il est vrai qu’il a également d’autres matchs à jouer : lancement de Windows 7 et de Bing, son tout nouveau moteur de recherche intelligent.
Gageons que son obstination et son sens du jeu lui permettront de parvenir à ses fins.

juin 2009

Alain Weill et Jean-Paul Baudecroux sont furieux

Ils l’ont exprimé chacun à leur façon, mais tous deux sont d’accord sur le fond : ni Alain Weill, le patron de NextRadioTV, ni Jean-Paul Baudecroux, celui d’NRJ Group, ne participeront au lancement de la radio numérique terrestre. Leurs candidatures n’ont pas été retenues par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) qui vient de dévoiler la liste des stations choisies.
« Un choix incompréhensible et discriminatoire » a commenté Alain Weill. « Un choix très décevant et vraiment choquant » a quant à lui déclaré Jean-Paul Baudecroux. Cette déception radiophonique mise à part, les Dupont et Dupond de l’audiovisuel se connaissent et avaient donc de bonnes raisons d’accorder les violons de leur désarroi : à la fin des années 90, Alain Weill fut vice-président du directoire du groupe fondé par J.P. Baudecroux. Les deux hommes ont eu aussi plus de chance avec la TNT : Alain Weill, également propriétaire de RMC, a pu lancer BFM TV sur la télévision numérique, et le patron d’NRJ Group peut quant à lui suivre ses clips préférés sur NRJ 12. Pourtant, en dépit de leur indéniable expérience de ce média, leurs projets, à l’instar des quelque 240 autres envoyés, ne monteront pas sur un podium déjà fort encombré. Sur les 377 dossiers admis, 136 ont reçu l’aval du CSA pour émettre, dès la fin de l’année, sur les 3 premières grandes zones définies (contre 19 initialement) : Paris, Nice et Marseille. Les radios FM ont profité de la priorité qui leur était donnée d’accéder à une fréquence numérique, 32 stations nouvelles verront le jour, et avec une présence sur les 3 zones, LCI Radio (groupe TF1), RTL-L’Equipe, Jazz Radio et R2O (station pour les enfants), apparaissent comme les grands gagnants de la compétition. La RNT est née de la volonté de l’organisme d’Etat de réorganiser le paysage de la radio française ; le réseau analogique arrivant à saturation. Outre des coûts de diffusion abaissés, elle offrira une bien meilleure qualité de réception, ainsi que des fonctionnalités interactives nouvelles, telles que l’enregistrement, le retour en arrière ou la possibilité de recevoir des informations liées à l’émission par exemple. Le CSA prévoit toutefois de lancer d’autres appels à candidatures fin 2009. Si le recours qu’envisagent de déposer Alain Weill et Jean Paul Baudecroux n’aboutit pas, peut-être souhaiteront-ils postuler une seconde fois.

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